Bourse : Pourquoi les obligations sociales émergent

Goldman Sachs Asset Management publie les résultats de son enquête sur les obligations sociales, baptisée "Investing in Inclusive Growth".

 

Autrefois considérées comme un domaine de niche sur les marchés obligataires, les obligations sociales sont devenues des investissements populaires, en partie grâce à la pandémie, lorsque de nombreux Etats ont décidé d’accélérer ce type d’émissions pour financer des programmes destinés à la protection de la santé publique et à l’atténuation des dommages causés à leurs économies. Au total, 50 obligations sociales ont été émises en 2019 (avant la pandémie), et un an plus tard, ce nombre a plus que quadruplé pour atteindre 227 émissions.

 

Les obligations sociales, un segment devenu « mainstream » ?

 

L'enquête Goldman Sachs Asset Management rassemble les avis de plus de 700 professionnels de l'investissement au travers de 11 marchés européens clés. Parmi les personnes interrogées figurent des PDG, des responsables de l’investissement ESG et des gérants de secteurs tels que l’assurance, les fonds de pension, les banques, les fondations caritatives et les family offices.

Près de deux tiers des investisseurs interrogés (65 %) ont exprimé un intérêt prononcé pour l’investissent dans des obligations sociales, 29% d’entre eux ayant déjà investi et 36% envisagent de le faire.

 

L'impact social potentiel et l'engagement en faveur de la durabilité sont les principales motivations pour investir dans des obligations sociales. Moins de 12 % des personnes interrogées n'ont de thème social préféré pour l'investissement en obligations sociales, ce qui indique que les investisseurs se tournent vers la classe d'actifs avec un programme d'impact clair.

 

Le manque de produits offrant une exposition au marché est en tête de liste des préoccupations des investisseurs concernant l'accès au marché.

Parmi les thèmes sociaux pouvant bénéficier de ce type d’investissement, celui qui est le plus revenu dans l’enquête est l’accès à des infrastructures de base abordables, telles que l’eau potable, suivi par la sécurité alimentaire et des systèmes alimentaires durables. En comparaison, moins de 12 % des personnes interrogées n'avaient de thème social préféré dans ce contexte, indiquant ainsi que les investisseurs se tournent vers la classe d'actifs avec un programme d'impact clair.
 


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